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Autreppe

Autreppe

Concernant l’étymologie du mot "Autreppe" retenons celle, parmi les nombreuses solutions proposées, qui colle à la réalité du terrain : Alta Ripa ou hautes rives.

Autreppe – centre administratif de la Commune de Honnelles – s’étire sur chaque rive de son sinueux ruisseau qui plonge dans la Honnelle proche.
 

DSC 0175
Le pont de 15 mètres

Bien avant que la tronçonneuse fût reine, ses maisons grises se pelotonnaient dans le giron de vergers féconds sillonnés par de charmants petits sentiers bordés d’aubépines, doux refuges pour les oiseaux.

Autreppe est un village peu étendu géographiquement : 158 m² ou encore 3,9% de la superficie totale de l’entité de Honnelles. Le nombre d’habitants y est également restreint : +/- 250 habitants.

Essentiellement agricoles, la majorité des terrains est occupée par les fermiers ce qui n’est même pas suffisant, leurs propriétés débordant vers Onnezies, Montignies, Gussignies, Fayt … Ils étaient 27 après la guère. On en dénombre à peine quelques petites unités aujourd'hui .. .

Peu de bois : 7 ares, le " Bosquet à Corbeaux ", au bout du vieux Chemin des Morts, qui va à Onnezies, un village qui s’allonge tout en longueur le long des rives de son folâtre Ruisseau du Comte.

Ce merveilleux cours d’eau, bordé de saules qui l’ombragent de leur chevelure, prend sa source en France, au-delà du Passe-tout-Outre, au lieu dit " Canarderie ", près du bois d’Audois. Cet endroit humide, à l’altitude 125, est le refuge des canards sauvages lors des migrations annuelles. Le ruisseau serpente dans le village où il creuse de plus en plus profondément son lit et décrit malicieusement ses méandres. Les vergers de plus en plus pentus, descendent vers ses berges ombragées. Après maints lacets capricieux, il fuit vers la Honnelle près de l’ancienne marbrerie Cordiez, à l’altitude 75

Pour un petit territoire comme Autreppe, la nature des champs est très variée et était de qualité assez inégale, mais grâce aux amendements, et, à certains endroits, au drainage, on ne peut plus dire qu’il y ait grande différence.

Autreppe fut, lui aussi, touché par l’Histoire : un cimetière franc fut découvert au " Champ des Combes ", en 1854, suite aux fouilles ordonnées par le Châtelain de Gussignies.

En 1743, le dernier seigneur d’Autreppe – Onnezies et Angreau n’est autre que François-Sébastien-Charles-Joseph de Croix, Comte de Clerfayt, né au château de Bruille à Waudrez (Binche) en 1733, grand stratège qui s’illustra sur tous les champs de bataille (nous étions sous le régime autrichien). Il mourut à Vienne, le 18 juillet 1798.

Une petite rue d’Autreppe, qui descend en forte pente vers le ruisseau et qui est prolongée sur l’autre berge par un sentier, s’appelle rue des Croix. On peut supposer que c’est en souvenir de Croix-Clerfayt. Quant au quartier " Le Petit-Quiévrain ", ce serait une seigneurie séparée de Quiévrain au XVIIème et XVIIIème siècles.

Si vous quittez Autreppe pour Gussignies par le bois du Boutenier, vous pourrez voir au deuxième tournant, au coin de la prairie près du bois, une borne avec la gravure : N 1819. Les provinces belges étaient réunies aux Pays-Bas : Nederland (N).

A la fusion des Communes, le 1er janvier 1977, la Maison communale d’Autreppe et la maison de l’instituteur de l’école communale y annexée, furent choisies pour abriter les locaux administratifs de la nouvelle entité de Honnelles, Autreppe occupant une position centrale dans le nouveau territoire.

La Commune d’Autreppe fut toujours pauvre, celle-ci n’ayant bénéficié pratiquement d’aucune ressource. Ainsi elle eut son église, son école, ses routes correctes bien longtemps après les autres. Le village fut également longtemps isolé ; à l’Est, c’est la chaussée Brunehault qui forme la limite avec Fayt-le-Franc (milieu de la chaussée) ; la rue Chevauchoir qui traverse le bourg et qui relie Fayt à Roisin date de 1885, après la construction de la ligne de chemin de fer Bavay-Dour. On peut dire à ce propos que l’achèvement de la construction de la voie ferrée " Dour-Bavay " en 1882 donne à la gare située aux confins de Roisin-Autreppe un rôle essentiel. Certes pour le trafic des voyageurs – parmi lesquels Monsieur et Madame Verhaeren -, mais surtout pour le transport du marbre, l’or multiséculaire de la région aujourd’hui négligée.
Notons encore que la rue Chevauchoir fut pavée en 1938, la route d’Onnezies bétonnée en 1955 et les routes intérieures asphaltées après 1970 ! Toujours la pauvreté.

La seule petite industrie connue fut une fabrique de pâte de pommes au Passe-tout-Outre. Dans le passé, les Autreppois étaient des ouvriers carriers, tailleurs de pierres et marbriers, durs travailleurs, pauvres, exploités par la caste des propriétaires. Fin du XVIIIème siècle, Autreppe avait sa carrière dite du Moulin de la Cloye, transformée aujourd’hui en étang privé situé dans le fond du village, à gauche, avant le chemin qui conduit à Meaurain.


Promenade dans Autreppe :

 

Circuit des ponts

La topographie des ponts