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Onnezies

Onnezies

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Pays des Leûs

Ne vous étonnez pas entendre dire, à propos de ce village de 430 hectares, qu’il s’agit " du pays des Leûs". C’est parce que, ici comme ailleurs, cet animal a alimenté bien des légendes …

Le nom d’Onnezies n’est pas un nom facile à écrire ! On le trouve d’ailleurs souvent avec une faute.

Il n’est pas étonnant que le nom du bourg ait évolué, comme partout ailleurs : Onezies, Onnezie, Donnezy et, en 1630, apparaît la graphie Onnezies (enfin !).

Et les habitants, comment s’appellent-ils ? Pas facile. Avec Angre, on fait des Angrois : avec Baisieux, des Basigomiens (nettement plus compliqué), mais avec Onnezies ?

Depuis le siècle passé, on parle des " Leux " avec " x " ; c’est plus convenable. Sinon, ce serait loup, animal ombrageux, rôdant dans l’ombre autour des villages. La Fontaine ne lui a pas donné bonne réputation.

On disait hier : " Tu passes à Onnezies, tu n’as vu personne et tout le monde t’a vu ! " Les autres affirmaient : " Quand en 1880, on construisit la ligne de chemin de fer, les fermiers s’opposèrent aux nuisances supposées de cette irruption insolite ! ". Médisances que tout cela …

Et tans pis pour les scientifiques étymologistes, Onnezies ce sont les Leux. Pourquoi ? D’après, Monsieur Marc Coquelet, dans les années 1860, Onnezies comptait dans ses rangs un fervent joueur d’accordéon appelé Leleux qui, chaque dimanche, réunissait les jeunes et moins jeunes du village pour animer les quartiers. Il poussait souvent une pointe vers Autreppe à travers bois. Et ça faisait du bruit dans ce petit bourg voisin. Aussi, face à une telle animation, les gens d’Autreppe s’écriaient : " V’là les Leleux d’Onnezies ! " Et il n’en faut pas plus. C’est tout de même plus beau qu’une fausse explication scientifique.

Aujourd’hui, si la rue de l’Abreuvoir est une des principales artères de la localité, c’est en rappel d’un ancien point d’eau aménagé où, jadis, les troupeaux se désaltéraient. Des techniques plus efficaces ont désaffecté – et désinfecté ! – l’endroit !

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Le Pigeonnier

Quant au Pigeonnier, il désigne une remarquable tour, unique vestige de l’ancien château féodal, et sauvée du néant par un remarquable travail de restauration. Mais les douces combles ont fui …

Pour le reste, le village vaut surtout par ses nombreuses fermes de style, souvent très bien conservées, et ses nombreux sentiers (les fameux " piésintes " picards), charmants et discrets, qui lui sont autant de raccourcis ignorés par " l’étranger " !

Ainsi, outre les rues typiques, un petit réseau de " sentes " parcourt un territoire habité dès le XIIème siècle. De même, alors que quelques kilomètres de bonnes routes relient Onnezies au Caillou-qui-Bique, la rue des Jonquilles puis la Grande Allée filent droit vers le site à travers les champs et le bois d’Angre !

Par ailleurs, si l’église locale, dédiée à Saint-Pierre, a subi de multiples réfections qui atténuent son caractère ancien, le cimetière qui l’entoure présente, par contre, des tombes particulièrement vieilles. De plus, plusieurs chapelles disséminées revêtent un caractère historicosociologique indéniable.

Sur la route d’Angre, c’est Saint-Roch qui se trouve honoré, consécutivement à la terrible épidémie de choléra de 1850. Vers Autreppe, c’est Saint-Pierre que l’on remercie pour une guérison personnelle. Mais, dans le village, Saint-Antoine et Notre Dame de Tongres et de Bonsecourt ont également des fidèles …

Enfin, nous ne pouvons terminer cette trop courte présentation du village d’Onnezies sans évoquer le Cirque d’Onnezies. Unique dans la région, il a déjà formé des dizaines d’artistes sympathiques et talentueux qui ont réellement soif d’apprendre toutes les ficelles de leur passion à la rue … de l’Abreuvoir !