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Que faire quand je trouve un animal sauvage blessé ?

Protocole animal blessé - FAUNE SAUVAGE –

Commune de Honnelles

 

 

Qu’est-ce que la faune sauvage/ animal sauvage ?

L'animal sauvage est un animal à l'état naturel de la vie sauvage, hors de l'action des humains. Il se définit par opposition à l'animal domestique ou apprivoisé.

Que faire quand je trouve un animal sauvage blessé ?

Il existe des centres uniquement pour cela. Dans la région, dans la commune de Lens, « Le Clos de L'Olivier asbl » est un centre de revalidation pour la faune sauvage vivant dans nos contrées ou de passage dans celles-ci. Reconnu par les autorités compétentes en matière d’environnement au niveau, régional, communal et judiciaire, il est agréé par la Région Wallonne (CREAVES). C’est l’un des rares centres en province de Hainaut. Il est un collaborateur de terrain pour les agents de la Division Nature et Forêt et coopère activement aux programmes de recherches scientifiques sur la faune sauvage.

Le centre a pour but l’accueil, les soins et la revalidation d’oiseaux et autres animaux sauvages nécessitant de l’aide. Il s’agit principalement d’animaux blessés, malades ou abandonnés auxquels il est donné un maximum de chances de survivre dans la nature.

Si vous trouvez un animal sauvage blessé, contactez le centre « Le Clos de l’Olivier » au
065/23.59.75 ou 0475/67.55.37
Vous recevrez les premiers conseils urgents pour venir en aide à l’animal.

Ensuite, vous saurez si vous pouvez amener l’animal au centre ou
si vous pouvez le remettre dans la nature.

Adresse du centre : Rue du Bourelier 21 – 7050 Masnuy-Saint-Jean (commune de Lens)

 

Quels animaux le centre peut-il accueillir ?

Les CREAVES peuvent accueillir les animaux suivants  de la faune sauvage :
- les rapaces (buses, faucons, chouettes, etc.)
- les petits mammifères (écureuils, hérissons, fouines, putois, etc.)
- les passereaux (
l’alouette, le bruant, le chardonneret, la fauvette, l’hirondelle, la grive, le rossignol, le merle, la mésange, la pie, le pinson, le moineau, l’étourneau, etc.)

 

Les gibiers sont des animaux sauvages qui ne peuvent pas être pris en charge par les centres (lièvres, chevreuils, faisans, etc…)

Pour des raisons de santé publique, les renards ne peuvent être accueillis dans les centres. Ils peuvent être porteurs de l’échinococcose qui peut être mortel pour l’homme et pour les autres espèces animales présentent au centre.

 

Pour le bien-être des animaux de la faune sauvage, voici quelques précieuses informations de la part de Monsieur MARLIER qui dirige le centre « Le Clos de l’Olivier »

 

Vous trouvez un animal, que faire ?

 

IL S'AGIT D'UN JEUNE QUI PARAÎT SEUL

Ne vous précipitez pas ! En effet, certains animaux s'aventurent à l'extérieur de leur nid ou tanière, tout en restant à proximité, les parents continuant à les nourrir. Il est donc préférable d'observer le jeune animal afin de constater l'éventuelle carence de soins parentaux, avant d'intervenir d'une manière ou d'une autre.

 

L'ANIMAL EST RÉELLEMENT EN DIFFICULTÉ

Méfiez-vous des coups de bec qu'un oiseau effrayé pourrait vous donner; il est d'ailleurs judicieux de lui couvrir la tête.

Méfiez-vous, en particulier, des hérons...

En cas de plaies ouvertes, n'utilisez pas de mercurochrome.

Ne lui donnez ni à boire, ni à manger, en effet, un animal que vous capturez est stressé et ne se nourrira pas.

Placez l'animal dans une boîte en carton après y avoir fait quelques trous d'aération.

Mettez-le dans un endroit calme et frais et surtout ne montrez pas votre trouvaille au voisinage, ceci aurait pour conséquence d'augmenter le stress de l'animal.

 

En règle générale

 

Placez l'animal dans un endroit sec et dépourvu de courants d'airs. Enveloppez la cage d'un linge opaque pour plonger l'animal dans l'obscurité. Contactez le centre le plus rapidement possible, joignable 24h/24, afin que l'animal y soit pris en charge dans les plus brefs délais.

 

 

Conseils spécifiques

 

RAPACES

Méfiez-vous de ses serres: lancez-lui un chiffon auquel il s'accrochera, ou mettez des gants, vous épargnant ainsi d'éventuelles écorchures.

Plongez-le dans l'obscurité et le calmer (éviter les visites).

Ne lui donnez jamais à boire (les rapaces ne boivent JAMAIS), ni à manger (surtout pas de viande cuite ou de nourriture pour chats) !

AUTRES OISEAUX

Placez-les dans un endroit sec et dépourvu de courants d'airs. Enveloppez la cage d'un linge opaque pour plonger l'animal dans l'obscurité. Ne rien donner à manger, ni graines, ni poissons.

PETITS MAMMIFÈRES

Placez l'animal dans un endroit sec et dépourvu de courants d'airs. Placez une bouillotte ou une bouteille remplie d'eau chaude enveloppée dans un linge pour le tenir au chaud. Ne donnez pas du lait ! Donnez un peu de mou pour chats, et de l'eau claire. JAMAIS de produits antipuces !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les soins : Questions – Réponses

 

JE VIENS DE TROUVER UN ANIMAL MALADE ; QUE FAIRE DANS UN PREMIER TEMPS ?

Du jugement. L’animal est-il vraiment malade ou débilité ?

L’observation s’impose. Ces quelques exemples vous permettront de mieux percevoir la situation.

 

VOUS DÉCOUVREZ UNE PETITE CHAUVE-SOURIS SUR LE CHEMIN.

Ramassez délicatement l’animal ; placez-le dans une boite à chaussure percée de trous et dans laquelle vous aurez déposé de l’ouate ou un linge humide mais non mouillé. Portez là au centre ; ne pas donnez à boire ! Attention, la peau qui fait office d’aile est extrêmement fragile et peut se rompre au moindre choc.

Explication : il est fréquent qu’en début de printemps ; certaines chauves-souris ne présument de leurs forces et tentent un vol nocturne par des températures trop fraîches ; au centre elles seront réchauffées de manière adéquate avant d’être relâchées.

 

VOUS DÉCOUVREZ UN PETIT OISILLON HORS D’UN NID.

Ne le touchez pas ! Les mots d’ordre sont Surveillance puis intervention éventuelle.

Explication : les oisillons tombés du nid ne sont pas nécessairement abandonnés par les parents. C’est d’autant plus vrai si l’oisillon est déjà bien plumé. Il se sera peut-être essayé à sa première tentative de vol.

Appliquez une surveillance durant quelques heures de l’oisillon, vous observerez sans doute les parents venir le nourrir au sol. Dans ce cas, tenez les chats enfermés à la maison pour éviter une rencontre malheureuse. Surtout ne le touchez pas, votre odeur risquerait de perturber les parents. N’intervenez que s’il y a des chats errants dans le secteur pour la nuit en conduisant les oisillons au centre de revalidation.

 

VOUS DÉCOUVREZ UN OISEAU AU SOL ; INCAPABLE DE VOLER OU DE S’ENFUIR À VOTRE APPROCHE.

Conduisez-le à un centre de revalidation.

Explication : la fuite est le premier signe de vitalité d’un animal. Incapable de s’enfuir, l’animal doit être très affaibli et nécessite des soins assez rapidement. S’il tente de s’enfuir mais est incapable de s’envoler, c’est qu’il est probablement victime d’un problème au niveau des ailes. Une fracture le plus souvent. Le fait qu’il essaye de fuir signe que son état général est relativement bon. Si vous ne pouvez pas l’attraper, contactez le centre de revalidation le plus proche qui prendra toutes les dispositions pour sa capture.

 

VOUS DÉCOUVREZ UN OISEAU À L’AILE OU LA PATTE FRACTURÉE.

Si la fracture est fermée ; contentez-vous d’attraper et de placer l’animal dans l’obscurité avant de l’envoyer à un centre. Ne tentez pas de l’immobiliser vous-même. Si la fracture est ouverte, il faut par contre entourer la partie ou l’os sort d’un bandage de protection, quitte à devoir couper les plumes pour permettre au bandage de tenir.

Explication : si vous tentez de placer une contention sur le membre fracturé, vous risquez de voir l’animal se débattre et augmenter la gravité de ses lésions. Au centre, le vétérinaire possède l’ensemble du matériel anesthésique lui permettant de travailler sans risque. Par contre en cas de fracture ouverte, il faut absolument protéger l’os de l’air et des poussières ainsi que des bactéries le plus tôt possible.

 

UN OISEAU VIENT DE PERCUTER VOTRE VÉHICULE.

Dans la mesure du possible, prenez-le et portez-le à un centre de revalidation, même si il semble ne pas avoir subi de dommage suite à la collision.

Explication : une collision même à faible allure peut provoquer des lésions internes relativement importantes à long terme. Il faut toujours une surveillance attentive de l’animal dans les heures qui suivent pour éviter un « contre coup » fatal.

 

VOUS DÉCOUVREZ UN HÉRISSON LE LONG D’UN CHEMIN EN PLEIN JOUR.

Conduisez-le à un centre de revalidation.

Explication : les hérissons sont essentiellement nocturnes ; un animal visible en plein jour et qui ne tente pas de fuir à votre approche mérite une surveillance approfondie. Quelques jours au centre permettront de juger son état de santé.

 

UN JEUNE FAON EST TAPI DANS LES HERBES LE LONG D’UN CHEMIN DE PROMENADE, IL SEMBLE ALERTE À L’ENTOURAGE OU IL SEMBLE ENDORMI.

Surtout ne le touchez pas et ne laissez pas approchez les chiens ! Écartez-vous le plus rapidement possible et repassez 5 ou 6 heures plus tard voir s’il est toujours au même endroit et envoyez un garde forestier à l’endroit de la découverte, il jugera lui-même de la gravité de la situation.

Explication : la mère s’est probablement enfuie à votre approche, laissant le faon caché dans les hautes herbes ; elle reviendra le déplacer dans l’heure qui suit votre passage. C’est un comportement tout à fait naturel de lutte contre les prédateurs. Il ne faut surtout pas le toucher car il risquerait d’être définitivement abandonné par la mère suite à la présence d’une odeur anormale, une odeur humaine. La présence au même endroit du faon dans les 6 à 12 heures qui suivent est plus le signe d’un problème. Le garde forestier jugera d’un éventuel abandon.

 

« J’AIMERAIS SOIGNER L’ANIMAL QUE J'AI TROUVÉ MOI-MÊME, J’AIMERAIS BIEN LE NOURRIR ET LE CHOUCHOUTER ;

JE M’EN SENS CAPABLE ET PUIS IL Y A INTERNET POUR MES QUESTIONS ».

 

 

Outre le caractère illégal de la détention d’animaux sauvages dans votre habitation sans les agréments adéquats, je ne saurais que vous déconseiller une telle attitude pour le bien être de l’animal et ce pour plusieurs raisons.

 

Connaissez-vous les régimes alimentaires des petits oisillons ?

Qu’allez-vous lui préparer ?

Ne risque-t-il pas une carence si vous ne lui donnez pas de protéine ou d’insecte ?

Et quels sont le régime alimentaire d’un jeune de merle, et celui d’une jeune chouette chevêche ?

 

Il y a autant de régime alimentaire que d’espèce différente.

Accessoirement la première « becquée » est à 6 h du matin, parfois plus tôt.

 

 

Les rapaces ne boivent jamais ; leur alimentation est spécifique, à base de poils et d’os pour leur permettre un bon transit.

Un simple steak découpé ne suffira pas sous peine de les carencer. Sans parler des dérives de flore intestinale suite à un changement trop brusque d’alimentation

Les conditions d’ambiance, de température, d’humidité adéquate doivent être respectées ; y compris les conditions d’espace.

On ne met pas une buse dans une cage à canari.

 

 

Un animal débilité est un animal malade ; il requiert des soins, des antibiotiques, des vermifuges, et ce, plusieurs fois par jour.

 

Les animaux sont sauvages ; ils mordent, ils griffent, ils se débattent. Du plus petit au plus grand ils ne chercheront qu’à fuir. Ils ne s’habitueront jamais à la présence de l’homme et c’est tant mieux car un animal habitué à l’homme est un animal mort à très court terme dans la nature.

En outre, ils sont stressés ; au centre nous limitons les manipulations au strict minimum ; on ne parle pas aux animaux et les visites sont interdites à de rares exceptions près.

 

Il y a aussi les anthropozoonoses ; des maladies transmises par les animaux aux hommes, il faut savoir les diagnostiquer.

 

Quand à Internet ; on y trouve de tout ; des informations les plus intéressantes aux articles les plus discutable, il faut y faire la part des choses ; recouper l’information 3 ou 4 fois minimum pour être sûr de sa véracité (et encore vérifier que les textes écrit ne proviennent pas d’une même source erronée).

Internet n’est pas un outil fiable dans le cas qui nous préoccupe.

 

Nous pourrions encore citer des dizaines de raisons possibles pour ne pas garder un animal sauvage chez vous ; nous faisons bien entendu appel à a votre bon sens.

 

 

« OUI, MAIS JE VEUX AIDER ! »

 

Ça tombe bien, les centres en général manquent de bras pour leur donner un coup de main ; cependant les critères de sélection des aidants sont très strictes pour le bien-être des animaux.

Le mieux est de contacter M. Marlier Daniel, le directeur de ce centre ; il se fera un plaisir de vous renseigner.

 

Quand on ne sait pas ; il n’y a aucun déshonneur à s’informer !

Que l’on soit randonneur, amis de la nature, vétérinaire ou ornithologue confirmé, garder un animal dont on ne connaît rien est plus que préjudiciable pour sa survie.

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